Pensée d’automne pour prédateurs

  • novembre 21, 2013 18:49

predateurs

 

 La marche du monde au sein duquel nous ne cessons de nous référer à un temps abstrait qui s’amenuise est dicté par des intérêts. Intérêts des individus qui s’y croisent sans ne rien partager qui ne paraisse vraiment important sinon ce qui peut être à même d’alimenter ces dits intérêts. Chaque rencontre avec l’autre est perçu comme un moment potentiellement valorisant : valoriser la marchandise que nous sommes devenus dans ce monde capitaliste, voilà ce qui nous pousse à faire le choix, le bon choix, en chaque occasion qui nous est donné de pouvoir le faire. Nous sommes ainsi placés dans une quête perpétuelle d’avantages, de chances, d’opportunités supposés nous garantir la sécurité, l’employabilité, l’illusoire indépendance qui devient telle la carotte reculant inexorablement à chaque pas de l’âne. Individualisme banalement égoïste. Nous sommes ainsi individuellement situés, tels des Robinson, au sein de nos bulles d’intérêts à courir à la recherche de ce qui nous procurera l’assurance de pouvoir poursuivre nos aventures solitaires menant à nul part. De ces attitudes, la compétition en est le moteur. Seule l’accession à une certaine forme de domination, fruit d’une compétition assumée et remportée, serait à même d’amoindrir l’angoisse due à l’effacement du commun et de ses éléments intégrateurs (l’échange directe, l’entre-aide, la solidarité, etc).

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Pensée d’automne pour prédateurs

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